Vous l'aurez compris, le rire des Grands Nimporte Koi résonne dans la bonne vieille ville de Tours au long de la journée, et le mignon petit lycée Balzac frémit à chaque instant de leurs fous rires silencieux. Souvent on peut les voir toutes les trois, le sourire aux lèvres, réconfortées d'être là non plus seules mais à trois, réconfortées d'avoir trouver chacune des gens comme elle, qui rient (le fromage des gastronomes en culotte courte) à tous bouts de champ, sans raison apparente (et ni même invisible) ou à la plus infime drôlerie alentour. Le rire chez les Grands Nimporte Koi, c'est une philosophie de la vie. On vous passera le « faut rigoler avant que le ciel nous tombe sur la tête », mais gardez le donc à l'esprit, parce que finalement, c'est un peu ça. [Enfin quand je dis que c'est un peu ça, vous avez là une vision erronée des choses. Cependant il serait trop long et trop compliqué de tenter de vous expliquer ici cette philosophie du rire. De plus, Le sujet n'est pas là... (Horreur et damnation !! Nous avons égaré le sujet !! A moi la souris des polices, la police des marmottes et... Père Catsor, raconte nous une histoire ! Ah, mais si le voilà ! Nous pouvons donc reprendre.)]
Soit, breffons vite, mais breffons bien.
Leur manière d'être ; négligentes, insouciantes, élégantes o_O, souriantes... Ne peut pas plaire à tout le monde... Et les gens, pour des raisons fornibuleuses (voir "Lexique et citations V"), peut-être les enviant, peut-être les trouvant ridicules, peut-être agacés par elles... Se vengent par des injustices honteuses et lâches que leurs petits c½urs fragiles d'adolescentes doivent supporter, jour après jour, courageusement...
"Comment ?! De la discrimination envers les GNP ?! La joie, la fierté de Tours ?!!" Vous insurgerez-vous... Eh bien oui, cela même...
Alors on se demandera qui ose, et comment il s'y prend... Loin de la délation, car les GNP refuseraient de briser la fraternité inter-tourangeaux, nous allons vous exposer ici les formes d'injustice qui touchent nos braves Grands Nimporte Koi.
......................................... VIVE LES GNP !!!! .........................................
(Ici, nous tairons les noms des personnes et des lieux.)
– Première injustice (première constatée, et qui déclencha chez les GNP une prise de conscience de leur situation) :
L'une des galeries de Tours (celle dont les entrées sont situées dans la rue Victor Hugo et l'avenue Grammont. Bah ui on a dit qu'on tairait les noms...), voit ses entrées fermées par des portes coulissantes automatiques. Eh bien ces portes, lorsque les GNP tentent de les passer (pourtant pour faire marcher l'économie de Tours en achetant à manger dans le magasin qui porte le nom d'une forme de combat), refusent de s'ouvrir de manière convenable, et il est impossible pour les Grands Nimporte Koi de passer ensembles, sans que l'une d'entre elles ne rentre dans une porte. Il s'agit alors de penser à passer derrière les deux autres, d'éviter la porte, et de repasser devant avec les deux autres, soit tout un casse-tête cognitif difficile à accomplir pour elles, particulièrement un vendredi soir après une journée de cours et en sortant d'anglais... Donc, facilement 75% des fois, l'un des GNP prend un coup de porte... Si c'est pas de l'injustice... [Nous allons vous le dire, puisque vous êtes gentils ! Si c'est pas de l'injustice, c'est que c'est l'attaque des portes coulissantes. (Nan ok... C'est les portes coulissantes de l'Atac ©... -_-)]
– Seconde injustice (et les GNP laissent faire...) :
Les Grands Nimporte Koi sont victimes d'une autre forme d'injustice le vendredi soir... Lorsque, les bras chargés de victuailles, elles se dirigent vers leur banc pour s'y asseoir, et se remettre de leur éreintante journée de cours (et des attaques répétées des vicieuses portes) ; les GNP doivent parfois faire face à la dure réalité :
De plus en plus souvent, leur banc est occupé par des corps indésirables. Ces importuns (toujours démunis de l'Autorisation écrite décernée par un Grand n'importe quoi, cf. "Code civil Nimportekoyais") ces importuns, donc, dont :
- Des personnes à priori fort aimables n'étant pas au sommet de leur jeunesse, qui ignorent sans doute le mal qu'elles causent en siégeant sur ce banc pour y siroter des bières.
Et les GNP, dans l'infini de leur mansuétude infinie, les laissent profiter là de ces quelques instants de bonheur qui sont les leurs, à ces pauvres êtres qui ont connu la dureté de la vie, l'époque sans Internet, l'absolutisme monarchique, les dinosaures, tout ça...
- Si le banc des GNP n'est pas assailli par des personnes un petit peu beaucoup pas trop trop pas vieilles, il l'est par de jeunes couples qui viennent s'y reposer pour fort élégamment s'explorer mutuellement les amygdales.
Encore une fois, la mansuétude infinie des illustres GNP procure calme et sérénité aux tourtereaux de Tours. (Oui je sais, c'était facile, oh ça va hein XD)
- Dans les cas les plus extrêmes, le banc des GNP est inaccessible de par la présence saugrenue de groupes d'étudiantes nippones qui demeurent statiques devant le banc sans s'y asseoir. Un tel comportement, bien qu'absurde, est amplement toléré par les GNP. Être aimable avec des japonaises est un comportement naturel et essentiel pour les Grands Nimporte Koi, car, ayant une bonne image de la France, lesdites japonaises seront à même d'y ramener leurs homologues masculins. =D
– Troisième injustice (véritablement inadmissible !!) :
Et les injustices envers les Grands Nimporte Koi ne s'arrêtent pas là. Non-non ! (Oui-oui, oui vas-y Oui-oui, avec ton beau taxi ! *bruit de klaxon*) Alors que les Grands Nimporte Koi marchent d'un pas décidé, rythmé par les gargouillements incessant de leurs ventres affamés, vers leur sandwicherie préférée (euh plutôt la sandwicherie la moins chère je dirais, mais bon...), un premier obstacle s'oppose à elle : la file d'attente, tout ça pour avoir un poulet-crudités ou au mieux un steack-frites-mayo. Une fois cette dure épreuve passée, il ne leur reste plus qu'à commander... Mais là, c'est le drame !!La sandwicheuse (vendeuse de sandwichs si vous préférez) fait abstraction d'un des GNP, voire de deux [généralement Lise, et desfois souvent, (Ah non ! C'est pas compatible ensemble.) Adeline.]
Ces deux GNP sont là, tout près du comptoir, attendant leur heure de gloire... Euh nan, leur heure de remise du sandwich plutôt. Mais cette gueuse sandwicheuse ne les voit pas, ou peut-être ne veut pas les voir, ou bien encore les ignore, enfin dans tous les cas le résultat est le même, les Grands Nimporte Koi sont obligés, pour manger, d'attendre que la femme qui est passée du côté obscur du comptoir dédaigne leur adresser la parole et leur demander de sa voix fort peu mélodieuse : « Vous voulez quoi ? Thon-crudités ou jambon blanc ? »
– Quatrième injustice (que l'on pourrait, à la rigueur, négliger) :
Les Grands Nimporte Koi tolèrent, et c'est naturel bien sûr, les gens qui les regarde fixement passer, avec étonnement, amusement, peur, mépris même. Elles comprennent, naturellement, que les gens soient éffarés, lorsqu'ils voient trois filles au milieu de la rue danser en cercle sur un pied en faisant des guillemets avec les doigts, qu'ils les aperçoivent se ruer sur un banc qu'ils ne savent pas le leur puis y faire la danse de la joie, qu'ils voient une fille en étrangler une autre en riant et en produisant des borborygmes ineptes, qu'ils les entendent s'extasier avec des cris hystériques devant un bébé ou un japonais, ou encore qu'ils les voient manger avec de grandes difficultés un panini au nutella ou un complet surimi.
Ce qu'elles tolèrent en revanche plus difficilement, ce sont les démonstrations flagrantes de ces sentiments.
Ainsi, lorsqu'elles passent innocemment dans la rue Nationale alors qu'elles la descendent pour la troisième fois de l'après-midi, et qu'un chien leur aboie violemment dessus de son jappement roque de gros dogue ou de son cri ridicule de roquet, ou que, alors qu'elles traversent le marché, un minuscule chien tente de leur grimper dessus aves des couinements de clavier fou qui grince, elles doutent de cette vérité : "le chien est le meilleur ami de l'homme". A moins bien sûr que l'on ne considère pas les GNP comme des êtres humains... [Ce qui serait bien pratique, puisque l'on pourrait alors les réduire en esclavage.]
Et puis alors qu'elles marchent tranquillement le long d'un trottoir sans fin (le long trottoir de la vie, plein de creux et de bosses... XD), seules ou ensembles, les voitures qui passent les klaxonnent ! Non mais vraiment, c'est inadmissible !! Elles, klaxonnent-elles, en passant près d'eux, les honnêtes citoyens ? Eh bien non, évidemment. (Soit dit en passant que si elles avaient une voiture, elles ne le feraient pas non plus.)
......................................... VIVE LES GNP !!!! .........................................
Alors un peu de considération, de gentillesse peut-être, ou simplement de tenue, si le reste représente vraiment un surpassement. Les Grands Nimporte Koi, comme tout le monde, tentent simplement de vivre, de survivre, et comme toutes les personnes de leur âge, de trouver leur voie, de se trouver. Ah ! Les passants, peu soucieux à présent de la jeunesse qui les rejoint peu à peu, les citoyens, qui sont parvenus à se fabriquer un abri de fortune dans ce monde, devraient comprendre ! Il y a quelques années, n'ont-ils pas été regardés de travers par leurs aînés ? Un jour, sans doute, les Grand Nimporte Koi deviendront des gens rangés, qui regarderont avec amusement, avec regret plutôt, la jeunesse qui se fera remarquer dans la rue par des actes incensés, idiots, incongrus, oui, mais des actes qui remontent le moral. Mais en attendant, ça leur est bien égal qu'on ne les prenne pas toujours au sérieux, qu'on lève les yeux au ciel en pensant à elles, qu'on trouve ridicules leurs faits et gestes, qu'on méprise leurs fous rires incensés, qu'on ne les comprenne pas toujours, même cela leur est égal qu'on pense en les voyant : "Elles sont folles !" Pour le moment (et prions pour que cela dure encore un moment), les GNP sont libres (enfin... plus ou moins... -_-). Alors croyez bien... Ce qu'on peut penser d'elles, elles ne s'en soucient que modérément... Oh moquez-vous d'elles, ignorez les (euh, n'exagérons rien quand même...), c'est offert par la maison ! Les GNP sont comme ils sont, et on ne pourra pas les changer avant un bout de temps. Que les gens, à leur passage, les regardent de travers, c'est leur fierté ! Quand on est amusé ou étonné par leur attitude, les Grands Nimporte Koi sont heureux !!
Oh... Une dernière chose ! => Elles sont folles !!!